IaaS, PaaS et SaaS expliqué simplement
Publié le 9 octobre 2026

IaaS, PaaS et SaaS expliqué simplement
Parmi les tout premiers concepts abordés dans l'examen AZ-900, la distinction entre IaaS, PaaS et SaaS est fondamentale. Ces trois sigles désignent les grands modèles de services cloud, et comprendre ce qui différencie l'un de l'autre permet de mieux saisir l'ensemble des services proposés par Azure.
Le principe commun à ces trois modèles : plus on avance de l'IaaS vers le SaaS, plus le fournisseur cloud (Microsoft, dans le cas d'Azure) prend en charge de responsabilités, et moins le client a de choses à gérer lui-même.
Qu'est-ce que l'IaaS (Infrastructure as a Service) ?
L'IaaS fournit l'infrastructure informatique de base : serveurs virtuels, stockage, réseau. Le client reste responsable de la gestion du système d'exploitation, des mises à jour, des applications et des données.
C'est le modèle qui offre le plus de contrôle, mais aussi le plus de responsabilités.
Exemple Azure : Azure Virtual Machines
Qu'est-ce que le PaaS (Platform as a Service) ?
Le PaaS va plus loin que l'IaaS : le fournisseur prend également en charge le système d'exploitation, le runtime et les mises à jour de la plateforme. Le client se concentre uniquement sur le développement et le déploiement de son application.
C'est un bon compromis entre contrôle et simplicité, particulièrement adapté aux développeurs.
Exemple Azure : Azure App Service, Azure SQL Database
Qu'est-ce que le SaaS (Software as a Service) ?
Le SaaS est le modèle où tout est géré par le fournisseur : infrastructure, plateforme et application. Le client utilise directement le logiciel, sans se soucier de ce qui se passe derrière.
C'est le modèle le plus simple à utiliser, mais aussi celui qui offre le moins de personnalisation.
Exemple Azure : Microsoft 365, Microsoft Teams
Qui gère quoi ? Le modèle de responsabilité partagée
Un bon moyen de retenir la différence est de visualiser les couches gérées par le client et par le fournisseur :
| Couche | IaaS | PaaS | SaaS |
|---|---|---|---|
| Données et accès | Client | Client | Client |
| Applications | Client | Client | Fournisseur |
| Runtime | Client | Fournisseur | Fournisseur |
| Système d'exploitation | Client | Fournisseur | Fournisseur |
| Virtualisation | Fournisseur | Fournisseur | Fournisseur |
| Serveurs et stockage | Fournisseur | Fournisseur | Fournisseur |
| Réseau physique | Fournisseur | Fournisseur | Fournisseur |
Plus on descend dans le tableau, plus la responsabilité passe du client au fournisseur à mesure que l'on progresse de l'IaaS vers le SaaS.
Une analogie simple : la voiture
Pour retenir facilement la différence, on peut comparer ces trois modèles à trois façons de se déplacer :
- IaaS = louer une voiture. Vous conduisez vous-même, vous gérez le carburant et l'entretien courant, mais vous n'avez pas à posséder le véhicule.
- PaaS = prendre un taxi. Un chauffeur conduit pour vous ; vous indiquez simplement où vous voulez aller.
- SaaS = prendre le bus. Tout est déjà organisé : l'itinéraire, les horaires, le véhicule. Vous montez à bord et c'est tout.
Dans les trois cas, vous vous déplacez — mais le niveau de contrôle et de responsabilité est très différent.
Un exemple concret
Une entreprise souhaite héberger une application web avec une base de données, et utilise également une messagerie collaborative.
- Elle déploie son application sur des machines virtuelles qu'elle configure elle-même → IaaS.
- Elle héberge sa base de données sur Azure SQL Database, sans avoir à gérer de serveur → PaaS.
- Ses employés utilisent Microsoft Teams pour communiquer → SaaS.
Une même organisation utilise généralement plusieurs modèles en parallèle, selon les besoins de chaque projet.
Et le on-premises dans tout ça ?
Pour bien comprendre la progression, il est utile de rappeler le point de départ : l'infrastructure on-premises (sur site), où l'entreprise possède et gère absolument tout elle-même — du matériel physique jusqu'aux applications.
L'IaaS, le PaaS et le SaaS représentent chacun une étape où une partie croissante de cette responsabilité est transférée au fournisseur cloud.
Erreurs fréquentes à l'examen
Confondre IaaS et PaaS
Le point clé : avec l'IaaS, le client gère le système d'exploitation. Avec le PaaS, c'est le fournisseur qui s'en occupe.
Penser que le SaaS n'a aucune responsabilité côté client
Même en SaaS, le client reste toujours responsable de ses données et de la gestion des accès (qui a le droit de se connecter, avec quelles permissions).
Oublier qu'un seul modèle ne suffit pas pour une architecture complexe
La plupart des organisations combinent IaaS, PaaS et SaaS selon les besoins, plutôt que de choisir un seul modèle pour tout.
À retenir
- IaaS : infrastructure uniquement, contrôle maximal, responsabilité maximale côté client.
- PaaS : plateforme prête à l'emploi pour développer, le client se concentre sur son application.
- SaaS : logiciel prêt à l'emploi, aucune gestion technique côté client.
- Le client est toujours responsable de ses données et de ses accès, quel que soit le modèle.
Conclusion
IaaS, PaaS et SaaS ne sont pas des concepts concurrents, mais des points différents sur une même échelle de responsabilité partagée entre le client et le fournisseur cloud. Savoir identifier rapidement à quel modèle appartient un service Azure est une compétence essentielle pour réussir l'examen AZ-900 — et pour choisir la bonne solution dans un vrai projet.
Pour approfondir ces concepts fondamentaux du cloud computing, consultez notre préparation à la certification AZ-900.